mardi 4 janvier 2011

Compétence 1:Apprendre à forger sa propre opinion sur les différentes approches pédagogiques!

J’ai développé, au cours de mon présent parcours universitaire, beaucoup d’habiletés en cette matière.

Effectivement, lorsque je lis des textes portant sur certaines méthodes d’enseignement ou que je consulte des exercices dans des manuels ou cahiers d’activités, je suis maintenant en mesure d’avoir un regard plus critique et de trouver des forces et des faiblesses à ces derniers. Je peux donc adapter mon enseignement en fonction de ces critiques et, par la même occasion, offrir de meilleurs outils aux élèves. En effet, notamment grâce aux trois stages que j’ai réalisés, j’ai vu quels exercices sont pertinents pour les enfants et qui les aideront le plus à apprendre et à développer leurs propres compétences. Je me suis aussi faite ma propre idée en ce qui concerne les meilleures pratiques éducatives à utiliser dans des situations données. Je suis maintenant en mesure de me faire de meilleures idées en lisant plusieurs textes portant sur un sujet et en y dégageant les points les plus pertinents à retenir. J’ai également une passion pour la littérature jeunesse et je crois que lorsqu’on est passionné parce quelque chose on peut transmettre cette passion aux autres. La littérature jeunesse est très facile à intégrer en classe. On peut par exemple, faire des cercles de lecture dans lesquels les élèves choisissent eux-mêmes le roman qu’ils désirent lire et ils en parlent ensuite à la classe. On peut aussi utiliser un journal dialogué dans lequel les enfants écrivent à un autre élève de la classe ou à l’enseignante sur le livre qu’ils ont lu (sentiments suscités, ce qu’ils ont aimé, ce qu’ils ont moins aimé, etc.). Pour les élèves plus jeunes, il est intéressant de prendre un temps chaque jour (après le dîner par exemple) pour lire une histoire aux enfants. De cette façon, ils peuvent apprendre à aimer les livres et être motivés à lire par eux-mêmes. Bien entendu, on peut continuer à lire des livres aux élèves, à l’occasion, tout au long du primaire. C’est une activité qu’ils apprécient beaucoup en général.

Compétence 13: La pluriethnicité, une réalité à comprendre et à vivre!

Pour moi, la pluriethnicité signifie que dans une classe, les élèves proviennent de plusieurs ethnies différentes et ont des cultures et des religions différentes les une des autres.

Je n’ai pas encore travaillé en milieu pluriethnique bien que je pense qu’il s’agit d’une expérience qui est sans aucun doute très enrichissante à plusieurs niveaux. Il est toutefois certain que cela ne doit pas toujours être évident, surtout quand la langue maternelle de la majorité de la classe n’est pas le français, ni l’anglais. En effet, cela doit être plus difficile de communiquer avec ces enfants mais également d’expliquer une notion en grand groupe. Il est donc particulièrement important de faire de la différenciation pédagogique dans un milieu pluriethnique. Afin de contrer les situations d’exclusion et la discrimination, dans une classe pluriethnique, je crois qu’il est important que chacun comprenne d’où viennent les autres élèves de la classe, quelles sont les coutumes dans le pays, la religion, etc. Pour ce faire, comme mentionné dans le documentaire sur «La classe de Madame Lise» réalisé en 2005 par Sylvie Groulx et visionné en contexte universitaire, il est intéressant, en début d’année, de faire parler chacun des enfants de son pays. De cette façon, les autres élèves comprennent plus la culture des autres et se moquent donc moins des différences. Dans une classe dont la majorité des élèves sont d’origine québécoise, il est intéressant selon moi, de faire cette activité pour les élèves provenant d’ethnies différentes. Bien entendu, seulement les élèves volontaires et étant intéressés à parler de leur pays le font. Je crois, encore une fois, que cela aide les enfants à comprendre et que, de ce fait, ceux-ci se moquent beaucoup moins. Je trouve également que ce type d’activité favorise l’ouverture sur le monde pour les élèves et que cela est très enrichissant pour eux. En plus d’être interactif puisque tous les élèves participent, cela permet d’instaurer un meilleur climat de classe.

Compétence 12: Importance de l’enseignement juste et équitable envers tous et ce, de façon responsable

Dans le monde de l’enseignement, il est très important de faire preuve d’éthique et d’agir de façon responsable en tout temps.

Effectivement, en ce qui concerne la responsabilité, il est évident que lorsqu’un enseignant fait un choix en ce qui concerne un élève, par exemple l’obtention d’une note quelconque au bulletin, ou une sanction en rapport à un comportement inacceptable, il doit être en mesure de rendre compte de ses choix. En ce qui me concerne, je trouve très important de prendre des notes sur les élèves en ce qui concerne leur comportement, et ce, autant pour les bons coups que pour les mauvais. De cette façon, quand la direction ou les parents par exemple demandent à l’enseignant pourquoi une décision à été prise, celui-ci peut leur expliquer son choix avec des exemples à l’appui. Il en est de même en ce qui concerne les résultats des élèves. En ce qui a trait aux valeurs qui sous-tendent mes gestes et mes interventions au sein d’une classe, je dois dire que le respect est la plus importante d’entre elles. L’honnêteté est également essentielle pour moi. L’entraide est une autre valeur qui m’est chère dans une classe. J’aime beaucoup voir des élèves ayant plus de facilité aider d’autres élèves. En effet, c’est une valeur très importante qui suivra les enfants tout au long de leur vie. Apprendre à aider les autres est très enrichissant. Pour ce qui est du respect dans une classe, je trouve que lorsqu’un élève fait preuve d’un très grand manque de respect envers un autre élève, il est bien de lui faire écrire une lettre d’excuses à remettre à l’élève en question. L’enseignant peut aussi lui demander d’écrire une réflexion sur ses faits et gestes. Dans cette réflexion, il doit écrire ce qu’il a fait, pourquoi il l’a fait, ce qu’il aurait dû faire à la place et finalement, ce qu’il fera la prochaine fois et signer son nom. C’est d’ailleurs une réflexion importante à conserver pour l’enseignant puisque c’est l’élève lui-même qui a écrit ce qu’il a fait et il a signé. Il ne peut donc pas nier par la suite d’avoir commis ce geste ou dit ces paroles. Je crois que ces deux façons de faire amène l’élève à réaliser ce qu’il vient de faire et que la lettre à l’autre élève lui permet de s’excuser sincèrement à cet enfant. Je crois que les sanctions que l’on donne aux élèves doivent toujours avoir un lien avec le geste commis pour que cela soit significatif. Sinon, la punition n’a aucun lien et ne permet pas à l’élève de comprendre pourquoi sa conduite était fautive. Finalement, en ce qui concerne l’éthique, je dois dire que pour moi, il est primordial pour l’enseignant d’être juste et conséquent avec tous les élèves, peu importe qu’il s’agisse d’un élève qui habituellement à une excellente conduite ou d’un élève plus turbulent. Si le geste est le même, tous méritent la même sanction. Il est donc essentiel pour moi que l’enseignant soit équitable avec tous les élèves du groupe.

Compétence 11: L’engagement de l’enseignant dans son perfectionnement continu afin de renouveler continuellement ses approches pédagogiques

Je crois que pour les enseignants comme pour un très grand nombre de métiers, il est extrêmement important de faire de la formation continue et du perfectionnement pédagogique.

En effet, plusieurs choses changent dans le domaine de l’enseignement et les façons de faire évoluent sans cesse. Il est donc essentiel de se tenir au courant et de revoir ses propres pratiques éducatives. Je crois que pour un enseignant il y a toujours place à amélioration. Effectivement, il y a tellement de facettes différentes à propos de l’enseignement qu’il est difficile d’avoir un modèle d’enseignement parfait. Dans une perspective de perfectionnement pédagogique, je crois que la vidéo formation est le meilleur moyen, pour un enseignant, de réaliser ses erreurs et ses bons coups et de voir comment il pourrait renouveler son enseignement. C’est sans aucun doute un moyen que je vais utiliser pour trouver des points à améliorer lorsque j’enseignerai. Qui plus est, je trouve la lecture d’articles scientifiques très intéressante pour la formation continue. Ils permettent, selon moi, de se forger sa propre opinion à propos de différentes pratiques pédagogiques. En lisant plusieurs articles portant sur le même sujet, chaque enseignant pourra porter un regard critique et dégager de ses articles les informations qui lui semblent les plus importantes. De plus, je trouve les formations de genre colloque très intéressantes. J’ai déjà eu la chance de participer à certaines formations en enseignement lors de mes stages et j’ai beaucoup apprécié mon expérience. J’ai participé à une formation dans laquelle les enseignants participant parlaient de leurs propres expériences et des activités qu’ils avaient l’habitude de faire en classe. J’ai trouvé cela extrêmement pertinent dans la mesure où chacun donnait des idées aux autres mais leur faisait également part de ce qui se passe habituellement en classe lors de la réalisation de l’activité avec les élèves (points à surveiller). Bref, la formation continue et le perfectionnement pédagogique sont primordiaux pour moi et je crois qu’il y a plusieurs moyens très intéressants de faire de ces pratiques choses courantes.

Compétence 10: L’équipe-cycle, une question de réussite!

Dans le nouveau programme de formation de l’école québécoise, l’équipe-cycle occupe, selon moi, une place très importante.

Effectivement, étant donné que les enfants ont deux ans pour atteindre les objectifs visés par le programme, il est primordial que l’équipe-cycle travaille de concert pour offrir aux élèves la possibilité de développer le plus possible les compétences attendues par le programme. Qui plus est, avant de débuter une nouvelle année scolaire, il est important que l’enseignant de l’année précédente rende compte des apprentissages réalisés par les différents élèves au nouvel enseignant afin que celui-ci assure le suivi pour ces enfants. D’ailleurs, dans un article de Christian Rousseau intitulé «L’évaluation : au cœur de l’enseignement et de l’apprentissage», dans la revue Vie pédagogique, celui-ci parle de l’importance du travail en équipe-cycle au niveau des compétences qui s’étendent sur deux années. Il mentionne à ce sujet que :

«Cela suppose que les enseignant d’un cycle donné s’interrogent sur la façon de développer une compétence sur deux ans et s’entendent sur les caractéristiques et les exigences des situations à mettre en place à l’intérieur de chacune des années du cycle.»

Dans un autre ordre d’idées, je crois que je serais très à l’aise, lors de rencontre en équipe-cycle, de prendre la parole et de faire des propositions selon mes besoins et ceux de mes élèves. Je pense que tous ont une opinion et qu’il est très important de la communiquer aux autres, car c’est grâce à ces discussions que ressortent les meilleures idées. Il est toutefois important, qu’en plus de donner ses idées, l’enseignant soit en mesure d’écouter et d’être attentif à celles des autres. Je crois être une personne possédant une très bonne capacité d’écoute. Je serais donc, lors d’une rencontre d’équipe-cycle, en mesure d’écouter ce que les autres membres de l’équipe ont à dire et de donner mon point de vue également. En ce qui concerne l’établissement d’un consensus dans la prise de décision suite à ce type de rencontre, je dois dire que je suis une personne capable de faire des compromis lorsque nécessaire. Je crois d’ailleurs que dans ce genre de situation, il est bien de prendre un peu des idées de tout le monde dans la décision finale. De cette façon, celle-ci correspond à chacun des membres malgré le fait que ceux-ci doivent avoir fait des compromis. Je suis donc une personne qui aime donner son opinion et écouter celle des autres et qui est capable d’admettre que tous ont de bonnes idées mêmes si elles divergent des miennes. Bref, je crois qu’il est essentiel que l’équipe-cycle travaille ensemble pour offrir aux élèves les meilleures situations d’apprentissage pour atteindre les objectifs de fin de cycle prévus par le programme.

Compétence 9: La coopération entre les différents agents de la vie de l’enfant dans le but d’améliorer le climat scolaire

Je crois que la bonne communication avec les parents part tout d’abord de l’enseignant et de l’approche qu’il utilise avec eux.

Selon moi, il est tout à fait essentiel que lorsqu’il communique avec les parents pour leur parler d’un problème ou d’une difficulté, l’enseignant commence par dire ce qu’il y a de positif à l’école pour leur enfant, avec quoi il a le plus de facilité, les bons coups qu’il a faits, etc. En effet, de cette façon, les parents ne se sentiront pas attaqués par les remarques de l’enseignant puisqu’il aura commencé par les bonnes nouvelles avant de parler de ce qui va moins bien. Qui plus est, je pense que lorsqu’un parent communique avec l’enseignant, par le biais d’un message dans l’agenda de l’enfant ou autres, il est important que celui-ci réponde dans les plus brefs délais afin que le parent sente que c’est une priorité pour l’enseignant de répondre aux questionnements des parents et de maintenir une bonne relation avec eux. Lors de mes différents stages, j’ai été en contact avec des enseignants qui établissaient avec certains parents un réel partenariat en regard avec l’éducation de leur enfant. En effet, autant en ce qui concerne les apprentissages que le comportement en soi, l’enseignant et les parents discutaient ensemble de modalités de suivi pour l’élève et communiquaient soit par téléphone ou par écrit pour fournir les détails du fonctionnement en classe et des mesures prises à la maison. Ces enseignants sont des modèles de communication parents-enseignant pour moi et j’ai bien l’intention d’établir une très bonne relation et communication avec les parents de mes différents élèves. Je trouve aussi qu’il est très enrichissant d’impliquer les parents dans la classe, encore davantage au préscolaire et pour les tout-petits. Pendant mon stage en maternelle par exemple, un parent par semaine venait en classe le vendredi pour aider mon enseignante-associée. Elle l’aidait lors de bricolages, pour la correction des différents ateliers, etc. Cette aide était grandement appréciée. Il est très important pour moi d’impliquer les parents des enfants dans la classe, sur une base volontaire, bien entendu! En lien avec la collaboration école-famille, le magasine Vie pédagogique a écrit, dans son numéro 133 de novembre-décembre 2004, un dossier complet sur le sujet, intitulé : «École-famille-communauté : des partenaires». On y retrouve différentes entrevues, résultats de recherches, etc. Le dossier est disponible sur Internet à l’adresse :
http://www.viepedagogique.gouv.qc.ca/numeros/133/vp133.pdf. Je trouve que c’est très intéressant pour les enseignants qui désirent établir une bonne relation avec les parents et savoir comment les impliquer à l’école.

Compétence 8: Les technologies de l’information et des communications comme moyen de capter l’attention et de stimuler les apprentissages

Je crois qu’il est très enrichissant d’intégrer les technologies de l’information et des communications en classe au primaire puisque c’est quelque chose de très motivant pour les élèves.

Selon moi, il est très intéressant d’expliquer une nouvelle notion à l’aide des TIC. On peut par exemple présenter des photos aux enfants, des vidéos, etc. C’est très visuel pour eux et je crois que cela capte beaucoup leur attention. J’ai eu la chance, lors de mon troisième stage d’enseignement, d’être dans une classe informatique. Dans la classe, il y avait un ordinateur par deux élèves. J’ai donc déjà expérimenté les TIC en classe durant tout mon stage trois et j’ai énormément apprécié mon expérience. Je suis donc très à l’aise de planifier une activité d’apprentissage incluant les TIC. En fait, pendant mon stage, qui se déroulait en cinquième année, les élèves devaient écrire un conte de Noël pour les enfants de maternelle et ensuite l’imager, et tout ça, au traitement de texte! Cela a été une très bonne expérience pour moi en matière de gestion de travail à l’aide des technologies de l’information et des communications. Effectivement, cela m’a donné une méthode de travail avec les enfants en cette matière. J’ai d’ailleurs pu réaliser à quel point les enfants étaient emballés par ce projet puisqu’ils trouvaient le concept très stimulant. J’ai également, dans ce même stage, utilisé les TIC comme moyen d’ouverture sur le monde, dans le but de faire des liens entre les notions présentées et la vie quotidienne des élèves afin de rendre leurs apprentissages significatifs. J’ai d’ailleurs, pour introduire la notion de triangle, parlé des pyramides d’Égypte aux enfants en leur présentant des images provenant d’Internet. Cela rendait la matière d’autant plus intéressante, et permettait, par la même occasion, d’introduire une notion culturelle aux élèves. Je pense donc que les TIC sont très intéressants pour les enfants du primaire et que cela est motivant pour eux. L’utilisation du tableau interactif dans les écoles en est d’ailleurs un excellent exemple. J’ai eu la chance de l’expérimenter en suppléance et de réaliser à quel point cela est apprécié par les élèves. Le nom le dit, il s’agit d’un outil très «interactif» qui suscite l’intérêt des élèves. En ce qui concerne l’intégration des TIC en classe, le site Internet intitulé «L’intégration des TIC dans mon enseignement» est très intéressant et rempli d’idées et de ressources. En effet, on y retrouve des idées de projets, des sites de jeux éducatifs pour les enfants, des grilles d’évaluation des TIC, etc. Ce site se trouve à l’adresse suivante :
http://www.cspi.qc.ca/recit/coffre/competence_tic/. Il est, selon moi, très enrichissant pour tous les enseignants!

Compétence 7: Reconnaître la différence, apprendre à vivre avec elle et la respecter!

En ce qui concerne l’intégration des élèves présentant des difficultés d’apprentissage, d’adaptation ou un handicap, je crois que les défis et l’enjeu le plus important est de respecter le rythme de chacun des élèves (apprentissage différencié).

En effet, les enfants sont tous différents et apprennent tous de façon différente. Certains comprennent plus rapidement alors que d’autres ont besoin d’explications supplémentaires. Avec les élèves présentant ces difficultés, il est évident qu’il est primordial de respecter leur rythme et de bien connaître chacun d’entre eux. Qui plus est, je crois que la réaction des autres élèves de la classe face à ces différences est un autre enjeu important. Effectivement, pour que tous les élèves d’un groupe se sentent bien au sein de celui-ci, ils doivent se sentir respectés et compris de tous et chacun. C’est connu, les enfants sont souvent méchants les uns envers les autres, c’est pourquoi, je crois qu’il est du rôle de l’enseignant d’enrayer ces méchancetés dans sa classe. Annie Leblanc, enseignante dans une école de Saint-Valérien-de-Milton a fait expérimenter la discrimination à ses élèves dans le but de l’enrayer de sa classe. Le reportage complet est disponible sur le site de radio-canada à l’adresse suivante:
http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_10939.shtml#. Il s’agit d’un reportage très intéressant qu’il peut être fort pertinent à montrer à son groupe d’élèves. En ce qui concerne les élèves présentant des troubles particuliers, un handicap par exemple, je pense qu’il est bien que les élèves soient au courant de la difficulté de cet élève. Bien évidemment, on doit demander la permission à l’élève et à ses parents d’en parler aux autres enfants du groupe, mais je crois qu’il en ressort que du positif. Je crois qu’il est préférable d’en parler à un moment où l’élève est hors de la classe mais qu’il est bien de le faire. Selon moi, lorsque les élèves comprennent la difficulté de l’autre, ils ne veulent plus se moquer de lui, mais bien lui venir en aide. Il est très important que les élèves sachent reconnaître les différences et apprennent à les respecter. Lorsqu’un enfant éprouvant de telles difficultés est présent dans la classe, je crois qu’il est primordial pour l’enseignant d’obtenir de l’aide d’autres intervenants, un technicien en éducation spécialisée par exemple. En effet, je pense qu’il est extrêmement ardu pour un enseignant devant répondre aux questions des vingt-cinq autres élèves de la classe de s’occuper d’un élève en grandes difficultés comme il se devrait. Il est donc très aidant pour lui qu’un autre intervenant soit présent dans la classe à certaines périodes de la journée. Pour l’avoir vécu, je dois dire que cela était grandement apprécié de ma part et je pense qu’il est important de faire ressentir notre gratitude à cette personne et de discuter avec elle des différentes choses pouvant être faites en son absence pour faciliter le déroulement dans la classe. Je pense que les différents intervenants sont très précieux pour l’enseignant et qu’ils sont d’une très grande aide!

Compétence 5: Grilles et outils permettant d’évaluer les apprentissages au préscolaire et au primaire

En ce qui concerne l’évaluation au préscolaire, je trouve qu’il est plus facile et approprié d’utiliser des grilles d’observation d’élèves que tout autre outil d’évaluation.

Effectivement selon les compétences à développer au préscolaire, il serait plus ardu de construire des grilles d’évaluation avec des critères précis. Il est facile d’observer deux ou trois élèves par jour pour rendre compte d’où ils sont rendus dans le développement de leurs compétences. Au primaire, je trouve également important d’utiliser la grille d’observation mais on doit utiliser d’autres types d’outils (grilles d’évaluation, grille de bilan des compétences, etc.) Selon moi, il est primordial de garder des traces des évaluations formatives, autant pour l’enseignant actuel, que pour celui de l’année suivante. L’élève et ses parents peuvent également en bénéficier. Je trouve que le portfolio est un excellent moyen de garder des traces du travail réalisé par l’enfant et de son évolution. En effet, en regardant le portfolio d’un élève, si celui-ci est bien construit, il est aisé de faire ressortir ses points forts et ses points faibles. Il est également utile d’avoir un portfolio lors de réunions parent-élève-enseignant. J’ai participé à une réunion de ce type au cours de mon troisième stage d’enseignement et j’ai trouvé cette façon de faire très intéressante. Grâce à cette rencontre, l’enseignant à la possibilité de discuter avec l’élève de ce qui va bien et de ce qui va moins bien devant les parents. Je crois, que les enfants réalisent davantage ce qu’ils doivent modifier quand les parents sont également présents car ils savent que leurs parents ont entendu la discussion et sont au courant de ce qui doit être amélioré. Qui plus est, le portfolio offre la possibilité pour l’enfant, lors de ce type de rencontre, de montrer lui-même à ses parents ce en quoi il a plus de facilité et ce sur quoi il doit travailler. Je trouve également que c’est un outil très visuel pour les parents. Par rapport à l’appréciation des parents en ce qui concerne le portfolio, Allal, Wegmuller, Bonaiti-Dugerdil et Cochet Kaeser, de Genève, suite à leur recherche sur cet outil, ont écrit dans leur compte-rendu de recherche qui s’intitule «Le portfolio dans la dynamique de l’entretien tripartite» que :
«La plupart des élèves et des parents ont exprimé une appréciation positive de cette manière de responsabiliser l’élève pour ses apprentissages et de promouvoir un dialogue plus approfondi entre famille et école.»
Il y a donc évidemment des bénéfices à l’utilisation du portfolio en classe. En ce qui a trait aux moyens permettant à l’enseignant de constater les forces et les faiblesses d’un élève, je crois que de lui poser des questions sur ce qu’il fait reste le meilleur moyen de savoir ce qu’ils ne comprennent pas de la notion abordée. S’ils ne sont pas en mesure d’expliquer ce qu’ils ont fait et pourquoi ils l’ont fait c’est que ce n’est pas bien compris. Ils ne font que répéter la recette sans réellement la comprendre! Il est donc important revenir sur cette notion avec l’élève.

Compétence 3: La motivation des élèves en classe, un enjeu de taille!

Tout d’abord, je dois dire que durant mes années d’études universitaires, j’ai appris à quel point la motivation des élèves étaient importante au bon fonctionnement d’une situation d’apprentissage et à l’engagement des enfants dans cette dernière.

Pour que les élèves soient motivés je pense qu’il est primordial que l’enseignant connaisse bien son groupe et les intérêts de chacun de ses membres. Il est important que, lorsque les élèves doivent rédiger un texte par exemple, le sujet ne leur soit pas toujours imposé. De cette façon, ils peuvent écrire sur un sujet qui les passionne vraiment, ce qui est beaucoup plus facile et motivant. Il est également très important que les situations proposées aux enfants soient en lien avec leur vie quotidienne, donc, qu’elles soient significatives pour eux. Peu importe la matière, il est bon de lier la notion à la réalité. En effet, cela est un autre élément qui rend la situation davantage motivante pour les élèves. En ce qui concerne le travail d’équipe lors des situations d’enseignement-apprentissage, je dois dire que je trouve que cela est très enrichissant. J’aime beaucoup faire travailler les élèves en équipe et cette pratique occupe une assez grande place dans mon enseignement. Toutefois, je crois que lorsque l’on parle de travail d’équipe, il est important, dans certains cas, de placer ensemble des élèves ayant des forces similaires afin que chacun d’entre eux puisse aider l’autre. De plus, je crois que si l’on place un élève très fort avec un élève ayant plus de difficulté ensemble, l’élève fort sera porté à lui donner les réponses afin d’avancer plus rapidement dans le travail. Cette façon de faire ne sera donc pas du tout à l’avantage de l’enfant en difficulté qui ne comprendra rien de ce qu’il fait. Finalement, en ce qui concerne le travail de coopération, dans lequel chaque enfant à un rôle précis à jouer, je pense qu’il est plus propice aux équipes hétérogènes en terme de force. Effectivement, il s’agit d’une approche éducative que j’aime beaucoup puisqu’elle permet aux élèves de s’entraider au sein de leur équipe, sans toutefois «faire le travail» pour les autres puisque chacun à un rôle prédéterminé. Les élèves éprouvant plus de difficulté participent au travail et bénéficient d’être en équipe avec des élèves plus forts! En lien avec la motivation des élèves, le livre : «La motivation scolaire : comment susciter le désir d’apprendre?» écrit par De Boeck et Lercier, 2006, est très intéressant!

Compétence 6: Planifier et réaliser un système de motivation pour le groupe-classe

Lors de mon troisième stage en cinquième année, j’ai élaboré mon propre système de motivation que j’ai intégré lors de mes semaines de prise en charge. Les élèves aimaient beaucoup ce système et je crois que cela les motivait.

Pour faire mon système de motivation, j’ai conçu une pancarte sur laquelle j’ai collé environ trente velcros. Le «titre» de la pancarte était : Les étoiles du groupe 501. J’ai également découpé trente étoiles dans du carton jaune et collé du velcro à l’endos. À la fin de chaque journée, avant de partir pour la maison, je nommais les étoiles du groupe pour la journée. Pour être étoile du jour un élève pouvait avoir très bien travaillé toute la journée, avoir participé en classe, avoir aidé d’autres élèves du groupe, etc. Je n’avais pas un nombre prédéterminé d’étoiles à chaque jour parce que je ne voulais pas qu’il y ait de contrainte de nombre. Alors, je pouvais avoir cinq étoiles pour une journée et n’en avoir qu’une pour le jour suivant. J’écrivais le nom des élèves sur une étoile et on allait la collé sur la pancarte. Je pouvais aussi donner des étoiles au groupe en entier pour une période ou une activité si je voyais que tout le groupe avait vraiment bien participé et travaillé. Il était essentiel que je ne donne pas trois étoiles à un élève par exemple, alors qu’un autre n’en avait jamais eu. Les élèves ont beaucoup apprécié ce système de motivation et espérait toujours être nommés à la fin de la journée. D’ailleurs, dans mon journal de bord du troisième stage, j’ai écrit :
«Je crois que les enfants ont beaucoup apprécié le nouveau système de motivation et j’ai vu une différence dans le comportement de certains élèves depuis son instauration.»
Je pense que cela illustre bien le fait que les élèves étaient stimulés par le système que j’avais conçu. En ce qui a trait à mon système, le seul point qui me tracassait un peu était que certains élèves avaient toujours un excellent comportement et je ne pouvais pas leur donner plusieurs étoiles pour ne pas pénaliser les autres. Toutefois, je félicitais souvent ces élèves un-à-un. Bref, je réutiliserais ce système volontiers puisqu’il était apprécié des élèves autant que de moi!

Compétence 4: Créer des situations d’enseignement-apprentissage en lien avec le programme

Lors de la présentation d’une activité d’apprentissage en classe, il est important d’utiliser les trois temps d’une leçon, soit préparation, réalisation et intégration. Grâce à cette démarche en trois temps, les élèves sont en mesure d’être bien préparés à l’activité qui suivra.

En effet, grâce à la préparation, ceux-ci savent plus à quoi s’en tenir et sont informés sur le «sujet» de l’activité. Ils apprennent donc ou se rafraîchissent la mémoire sur les informations nécessaires à son accomplissement. Ensuite, il y a la réalisation de l’activité durant laquelle les enfants exécute la ou les tâches demandées et réalisent ou consolident des apprentissages. Finalement, la dernière étape mais non la moindre : l’intégration. À cette étape, les élèves reviennent sur les apprentissages réalisés au cours de la situation-d’apprentissage. Cela permet à l’élève autant qu’à l’enseignante de voir ce qui a été compris par le groupe et ce qui est encore nébuleux. Celle-ci peut donc préparer ses prochaines activités en fonction de ces résultats. Cette démarche en trois temps a donc un impact très positif pour les élèves et leur cheminement. Bien entendu, cela permet de bien les préparer à une activité avant que ceux-ci la réalise. De cette façon, ils sont plus autonomes quand arrive le temps de la réalisation. Qui plus est, l’étape de l’intégration est extrêmement importante et bénéfique. C’est grâce à elle que l’on peut observer les apprentissages réalisés par les élèves et voir sur quoi l’enseignante doit insister davantage. On peut aussi demander aux élèves leur appréciation de l’activité lors de l’intégration. Cela est très intéressant pour les élèves qui peuvent donner leur opinion, mais également pour l’enseignante qui peut voir quel type d’activité préfèrent ses élèves. J’ai d’ailleurs créé, avec ma collègue Stéphanie Lemieux, une situation d’enseignement-apprentissage en trois temps, dans le cadre de mon cours d’arts durant ma dernière année d’études universitaires. J’ai d’ailleurs inclus dans ce texte, une image représentant un résumé de cette SAE.

Compétence 2: L'amour de la langue française

Je crois que mon français oral et écrit sont très bien. Dans tous les stages que j’ai faits jusqu’à présent, mes superviseurs autant que mes enseignants-associés m’ont dit que j’étais bien articulée et que mon français était très bien. J’ai toujours eu de la facilité à communiquer en français dans un langage approprié.

Il est en effet très important pour moi de bien m’exprimer puisque les enseignants sont des modèles pour les élèves. De plus, je crois que lorsqu’un enseignant écrit au tableau par exemple, il est important qu’il modélise et qu’il exprime à haute voix ses réflexions, ses hésitations, etc. Dans le cadre de mon cours universitaire intitulé : «Dépistage des difficulté en lecture et en écriture et interventions», l’enseignante nous avait mentionné
«L’importance de modéliser devant les élèves, de faire des démonstrations, dans le but de leur montrer les stratégies à utiliser en écriture de textes par exemple.»
De cette façon, les enfants savent quelles questions de poser quand vient le temps d’écrire. Selon moi, le fait de voir qu’il est normal de douter de l’orthographe d’un mot par exemple, montre aux enfants que c’est correct de ne pas tout savoir et cela peut les motiver. Bien que mon français soit bien, je continue à faire des activités me permettant de l’améliorer. Je lis donc beaucoup de livres parce que je crois que cela est une excellente façon d’apprendre l’orthographe de certains mots et d’améliorer son vocabulaire. La lecture de romans est selon moi très enrichissante pour perfectionner son français. Pour donner le goût d’écrire aux enfants, il est primordial de ne pas les faire écrire sur des sujets qui ne les intéressent pas et qui ne sont pas significatifs pour eux. On peut par exemple leur faire écrire une ou deux phrases chaque jour sur des sujets qui les interpellent (par exemple : Sur une île déserte avec ____, que ferais-tu? Qu’amènerais-tu?) Bien que ces activités ne fassent pas écrire de longs textes aux enfants, elles peuvent leur donner le goût d’écrire puisque les sujets sélectionnés les intéressent. Bref, la maîtrise du français est très importante pour moi et je crois qu’il est essentiel de faire développer le goût d’écrire et de lire aux élèves du primaire!